Des Pénitents blancs
Actuel monument aux morts

Située au cœur du village, la chapelle Sainte-Croix fut construite après l’incendie de Villars-sur-Var par les troupes françaises lors de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, en 1691. Elle remplaçait l’ancienne chapelle des Pénitents blancs située peut-être dans le quartier de Chaudanne comme semble l’indiquer une gravure
de Villars-sur-Var datant de 1682. Vendue comme bien national pendant la Révolution, tombée en ruine avant d’être reconstruite, elle est rendue au culte en 1825 sous le nom de chapelle Sainte-Croix. En 1920, après la première guerre mondiale, le conseil municipal choisit de transformer la chapelle en monument aux morts en faisant apposer dans le chœur deux plaques sur lesquelles sont gravés les noms des 37 Villarois morts pendant le conflit. On fit appel à l’architecte Charles Dalmas pour les plans et au marbrier Pagliano pour les plaques.

La commission spéciale jugea le projet « conçu d’une façon intéressante ». Le monument fut inauguré le 14 septembre 1924. La voûte a reçu un décor d’urnes et de festons sur un fond de ciel. Trois inscriptions y sont gravées : L’Yser, Verdun, La Marne. La dédicace « À nos morts », représentant saint Sébastien et saint Roch, est placée au-dessus du portail.

Saint Jean du Désert

Fin XVe*XVIIIe siècles La chapelle Saint-Jean, sur le pic du même nom. On rejoint par un long chemin pierreux dominant le village. Elle est située sur l’ancien site du village, la Roccaria, abandonné au milieu du Moyen Âge. Le premier édifice, sans doute antérieur au milieu du XIIe siècle, a été remanié en 1492 et mentionné en tant qu’église paroissiale en 1682. Le sanctuaire est reconstruit au XVIIIe siècle. La chapelle est l’objet d’un culte encore très vivace jusqu’au début du XXe siècle. Malgré son éloignement, elle accueille encore chaque année une importante procession qui réunit tous les villageois pour la fête de la saint Jean.

Non loin de la chapelle s’élève une croix monumentale érigée à la fin de la deuxième guerre mondiale. La chapelle, de grandes dimensions, présente une façade orientée à l’est, précédée d’un important avant-porche clos d’une grille en fer forgé. Le toit, couvert de tuiles rondes, porte un clocher-mur en son milieu. Un portail en bois à claire-voie, surmonté d’une palissade en forme d’éventail, en protège l’accès.

L’intérieur de la chapelle Saint-Jean
La nef de trois travées, séparées par des pilastres, est couverte d’une voûte en plein cintre. Elle est ornée de fresques du peintre niçois François Perrier, datées de 1748. Une corniche court tout le long des murs jusqu’au chevet plat où se trouve le retable. Un décor baroque de stucs et d’angelots entoure une huile sur toile représentant saint Jean-Baptiste. La représentation du prophète en adolescent, dans le désert, est un thème courant dans l’iconographie chrétienne postérieure au Moyen Âge, notamment en Italie.

Vidéo pèlerinage du 24 juin 2003 : source https://pod.univ-cotedazur.fr/

Saint-Claude

Prendre l’avenue Bischoffsheim. A cent mètres du village, sur la gauche, à l’angle du terrain de foot se dresse la croix du Savel.

Prendre le chemin du Savel, et au bout de 50 mètres, continuer sur sur joli chemin pédestre. Au bout de 10 minutes, on arrive à la chapemme Saint-Claude avec sa magnifique croix en bois.

Le panorama vous offre une vue plongeante sur le Var à travers les oliviers.

Édifiée après la peste de 1498, pour un certain Claude Remusati,
elle est dédiée à saint Claude, archevêque de Besançon.
Elle possédait depuis 1689 un retable qui est aujourd’hui conservé dans l’église paroissiale. Elle a été restaurée en 1756.

Saint-Antoine

Crée en 1690.

Située à la sortie nord-ouest, direction de la rue des deux frères Funel, ancienne rue de la Bourgaden en passant devant la maison des templiers.. Elle est sut la droite, jusqu’à la place Saint-Antoine.

Face à l’entrée de la chapelle, la Porte du même nom porte vous offre une vue sur la Rue de la Juterie, aux maisons anciennes.

Saint Marie-Madeleine à Bagons (propriété privée)

Sa dévotion remonte au 16ème siècle. Elle est représentée du reste dans l’église, auprès de la Pieta sur le grand retable de 1524 attribué à Bréa.

“A la Sainte Madeleine, les noix sont pleines”; longtemps encore, les villarois gravirent la montagne de Bagons pour y entendre le 22 juillet la Messe des Moissons, car ils cultivaient alors le blé, protectrice des Moissons.

Devenue propriété privée en 1906

Sainte-Pétronille

Accessible par la route Nationale 202. Située à deux kilomètres de la gare en direction de Digne, par un petit chemin sur la droite. La chapelle est à 50 mètres.
Bâtie dans le quartier du Salvaret en 1682.Culte établie au 16ème siècle et on l’invoquait contre les avalanches, les pierres dévalant des collines, les dangers des précipices, aussi bien contre la paralysie ou les fièvres.
A l’entrée de la Sacristie, dans l’église paroissiale une statuette maladroite montre la dévotion à cette Sainte pour qui la communauté dépensait 3 livres en 1756.

L’édifice, antérieur à la fin du XVIIe siècle, inscrit sa pimpante façade,décorée de peintures et égayée d’un oculus bifide,dans un austère décor montagneux. La nef, de plan presque carré, abrite un autel très sobre derrière lequel se dessine l’encadrement d’un tableau aujourd’hui disparu. Tous les murs, intérieurs comme extérieurs, sont décorés de peintures murales en trompe-l’œil d’inspiration baroque rococo, œuvres de l’artiste Guy Ceppa, exécutées lors de la restauration de la chapelle en 1990.

Saint-Roch

La Chapelle protège nos terres (l’air à battre le blé). Au bord du vieux chemin qui menait au Var par les vignes de Lunel.

Restaurée depuis peu grâce à un don généreux, elle bénéficie de la bénédiction du bon vieux Saint des Pesteux.

Cette chapelle a été édifiée au 16ème siècle. On peut toujours y méditer.

L’édifice pourrait être contemporain de l’essor du culte de saint Roch
au XVe siècle.

Saint-Brigitte

XVIe siècle

Située après les ruines de la Citadelle de l’Esperon, on arrive à la Chapelle parmi les oliviers.

Sa situation offre une vue sur la Chaudane, le Vallon de L’Espagnole et le Mont Falourde. A l’ouest, se trouve le départ du sentier de randonnée qui mène à la Chapelle Saint-Jean.

La sainte titulaire de la chapelle semble être sainte Brigitte de Suède,
dont le culte est assez répandu en Provence. Épouse d’un noble
suédois et cousine de la reine Jeanne, elle aurait traversée la Provence lors d’un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Devenue veuve, elle se consacra à la vie monastique et fonda
un nouvel ordre religieux. Elle protège les pèlerins et les voyageurs et est invoquée contre certaines maladies dites de langueur.